Prise en charge des Addictions

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Etablissements médico-sociaux en Addictologie – Oise et Aisne

SATO Picardie  >  Projet associatif

                                                                                             

 

 

Durant ces trente six années, l’association a développé un grand nombre d’initiatives et de projets sur le département de l’Oise et de l’Aisne :

 

1976-1977, cette phase préliminaire à la création de l’association est menée par deux intervenants qui d’une part, étudient à l’époque et le plus précisément possible, la situation de la toxicomanie dans l’Oise et d’autre part tentent d’inventer les modalités d’intervention dans le champ de la prévention et de l’aide aux toxicomanes.

Soutenus alors par quelques personnes qui réfléchissent à l’élaboration d’un projet de structure d’hébergement pour toxicomanes, le SATO (Service d’Aide aux Toxicomanes de l’Oise) dépose ses statuts à la Sous Préfecture de Compiègne en janvier 1978.

 

  • Dès sa première année d’existence, l’association crée, dans les locaux de l’UDAFO, une structure d’accueil en ambulatoire pour toxicomanes, à Beauvais.

 

  • Au cours de cette même année, elle ouvre l’une des premières postcures pour toxicomanes en France, structure expérimentale de 10 lits destinée à prendre en charge des héroïnomanes : la postcure « le Bouriflet » située à AMY, au nord-ouest de Noyon.

 

  • Par la suite, elle installe en 1980, un deuxième centre d’accueil en ambulatoire à Compiègne puis, en 1983, un troisième sur la ville de Creil. Les équipes interviennent, dès la création de ces services, en milieu carcéral sur les deux maisons d’arrêt du département et, un peu plus tard, en 1988, au centre de détention de Liancourt. Elles participent par ailleurs à des actions d’information et de prévention en lien avec de nombreux partenaires en particulier, avec l’Education Nationale auprès des élèves dans les collèges et lycées. Elles développent des collaborations de travail avec le secteur sanitaire notamment avec les hôpitaux généraux de proximité (Senlis, Creil, Noyon, Compiègne, Beauvais, Méru, Clermont) pour organiser des « cures de désintoxication » ou « cures de sevrage ».

 

  • En 1988, les 3 et 4 mars, le SATO organise la première rencontre de Chantilly, au centre culturel des Fontaines. La première journée concerne « Le dispositif régional Nord-Picardie de soins aux toxicomanes » et la seconde se déroule autour d’une rencontre des postcures du Nord de la France. Six pensionnaires de la postcure du Bouriflet participent à ces manifestations et ont ainsi l’occasion de faire part de leur témoignage et d’intervenir de façon pertinente au cours des débats.

 

  • En 1989, l’association ouvre un nouveau centre d’accueil sur la ville de Soissons dans le sud du département de l’Aisne.

 

Cette même année, le SATO fusionne avec une autre association, le Groupe d’Information et de Lutte contre les Toxicomanies (GILT) œuvrant jusqu’alors sur le département de l’Aisne. Cette fusion donne naissance à une nouvelle association le SATO-Picardie dont l’objectif est de continuer le travail entrepris sur le département de l’Oise et d’aider à promouvoir sur le département de l’Aisne un dispositif cohérent de prévention et d’accueil en matière de toxicomanie.

 

Les 3 et 4 février le SATO-Picardie co-organise avec l’ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie), le colloque de Chantilly sur le thème « Des postcures, pourquoi faire ? ». Pour la première fois en France ces institutions se rencontrent. Plus de 120 personnes participent à ces journées et confrontent leur approche.

 

  • En 1990, l’association se dote d’une nouvelle structure : les Appartements Thérapeutiques Relais. L’UHMU (Unité d’Hébergement en Milieu Urbain) située à Compiègne. Elle s’adresse, d’une part, à des personnes toxicomanes dont le projet de soin est bien avancé mais qui ont besoin encore d’être accompagnées de façon plus distanciée dans leurs démarches de réinsertion sociale et professionnelle et, d’autre part, à des personnes toxicomanes ou non, séropositives ou malades du SIDA.

Ce service est composé de 5 logements indépendants loués aux bailleurs sociaux ainsi que d’une maison pouvant héberger, en collectif, 3 résidents.

La capacité totale d’accueil est de 8 places (dont 3 réservées aux personnes atteintes par le VIH) pour des personnes majeures hommes ou femmes et couples. L’on notera que dès la mise en place des traitements de substitution aux opiacés (TSO) au sein de l’association (1994 pour la méthadone et 1996 pour le subutex) cette structure offre la possibilité d’héberger des personnes sous TSO.

 

Au cours de cette même année, l’association réalise une pré-enquête visant à évaluer ses actions de prévention en milieu scolaire et destinée à s’intégrer dans une enquête de plus grande envergure menée par l’INSERM et l’Education Nationale et portant sur la prévention en toxicomanie dans le département de l’Oise. (rapport d’activité 1990 pages 53-58).

 

Les 8 et 9 mars, le SATO-Picardie et l’ANIT co-organisent le colloque de Chantilly sur le thème « L’évolution des prises en charge dans les centres de postcure ». Cette rencontre accueille sept intervenants portugais.

 

  • En 1992 les 2 et 3 avril se tient le cinquième colloque de Chantilly co-organisé par le SATO-Picardie, l’ANIT et T3E (Toxicomanie, Europe, Echanges, Etudes) sur le thème « Histoire d’un corps en souffrance ou l’échec du tout-psychique ». Cette manifestation a réuni plus de 200 personnes dont une soixantaine provenant de 12 pays européens ainsi qu’un spécialiste égyptien.

 

  • En 1993, l’association élargit son activité dans le sud du département de l’Aisne en ouvrant à partir du centre de Soissons une permanence sur la ville de Château-Thierry. L’équipe intervient en milieu carcéral sur le centre de détention de Château-Thierry et sur le centre pénitentiaire de Laon, développe un partenariat avec l’hôpital de Château-Thierry et renforce sa collaboration de travail avec l’hôpital de Soissons.

 

Cette même année, à partir du centre d’accueil de Creil, l’association ouvre une permanence d’accueil sur la ville de Montataire ainsi qu’une permanence sur la ville de Méru à partir du centre d’accueil de Beauvais. Elle étend la capacité d’accueil de sa postcure de 5 lits soit un total de 15 places.

 

Les 7, 8, 9 avril l’association co-organise le colloque de Chantilly en collaboration avec l’ANIT sur le thème « Non abstinence à personnes en danger ». Cette rencontre a réuni une centaine d’intervenants en toxicomanie.

 

Face à l’incidence du VIH et des hépatites, les intervenants du SATO-Picardie mènent deux enquêtes : l’une auprès des pharmaciens (rapport d’activité 1993 pages 19-27) et l’autre auprès des médecins généralistes (rapport d’activité 1993 pages 28-38) des départements de l’Oise et de l’Aisne où les centres d’accueil de l’association sont implantés afin d’une part de promouvoir un programme d’échange de seringues et d’autre part afin de constituer un réseau de médecins généralistes.

 

  • En 1994, la médicalisation du Centre de Soin Spécialisé pour Toxicomanes de Creil permet l’ouverture du premier programme méthadone (25 places) du département.

 

Dans le même temps, dans le cadre du plan gouvernemental de promotion d’approches nouvelles de la prise en charge des toxicomanies, l’association crée, sur la ville de Montataire, l’une des premières boutiques de réduction des risques destinées aux usagers de drogues actifs, puis développe dans les départements de l’Oise et de l’Aisne, une politique de réduction des risques, notamment par la mise en œuvre d’un programme d’échange de seringues en partenariat avec les pharmaciens ainsi que par la pose progressive d’automates distributeurs de kits seringues et récupérateurs de seringues usagées sur les villes de Compiègne, Montataire, Beauvais, Clermont, Creil, Méru, Laon.

Les 24 et 25 mars l’association co-organise avec l’ANIT un colloque sur le thème « La place et le rôle des Appartements Thérapeutiques Relais dans la prise en charge des toxicomanes ». Cette manifestation a réuni 150 professionnels.

 

Sur le même principe des études réalisées l’année précédente, l’association laonnoise de prévention dépose dans le cadre du Développement Social Urbain de la ville, un projet d’enquête d’évaluation des problèmes locaux de toxicomanie. Ce travail est confié au SATO-Picardie qui engage auprès des médecins généralistes et des pharmaciens de la ville de Laon une recherche intitulée « Diagnostic toxicomanie » (rapport d’activité 1994 pages 58-60).

 

  • En 1996, elle ouvre l’une des premières Communautés Thérapeutiques agréée en France, située à Saint Martin le Nœud prés de Beauvais, d’une capacité d’hébergement de 25 lits étendue par la suite à 35 places (autorisation en 2006 suite à l’appel d’offre de la MILDT/DGS de 2005, mise en place effective en 2009). Cette structure accueille des femmes et des hommes, majeurs, pour des durées de séjour d’une année renouvelable une fois. L’on notera que des personnes sous traitements de substitution (TSO) peuvent y être hébergées.

 

Au cours de cette année, le SATO-Picardie s’implique dans le cadre de la politique de la ville et, plus particulièrement, dans le cadre des Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) mis en œuvre sur le département de l’Oise. Notre association profite alors des opportunités offertes à cette époque pour mobiliser un certain nombre de jeunes en contrat emploi-villes recrutés au sein des quartiers difficiles. Nommés « Opérateurs de proximité » ces jeunes contribuent de par leur connaissance aigüe du terrain à mettre en œuvre une autre manière de travailler en particulier, le « aller vers », d’élargir nos espaces et nos modes d’intervention, de mieux connaitre le terrain et les usagers, de repérer les publics cibles et leurs besoins et de développer en conséquence des actions adaptées. Nous noterons que ces recrutements se sont poursuivis les années suivantes par l’embauche d’emplois-jeunes. Un certain nombre de ces jeunes ont pu dans le cadre de la formation continue de l’association bénéficier d’une formation qualifiante (moniteur- éducateur/éducateur spécialisés/aide médico-psychologique) et sont aujourd’hui salariés de l’association.

 

 

  • A partir de 1997, le SATO-Picardie développe des structures spécifiques pour la prévention et l’usage de drogues et des conduites à risques en créant à Creil, Saint Quentin et Beauvais trois Points Ecoute Jeunes et Parents (PEJP) destinés à l’accueil des jeunes et de leurs parents.

 

Au cours de cette même année, dans le département de l’Aisne, l’association  met en place le Point santé sur la vile de Laon.

 

Les 27 et 28 février, l’association co-organise en collaboration avec l’ANIT et le Conseil Général de l’Oise, le colloque de Chantilly sur le thème « Hébergement thérapeutique et prise en charge pharmacologique ». Cette rencontre a réuni plus de 120 participants venus de différents points de France.

 

  • En 1998, dans le cadre de la réduction des risques et de la prévention du VIH et des hépatites, le SATO-Picardie avec le soutien de la DDASS de l’Aisne crée une antenne mobile à vocation départementale pour répondre aux problèmes de santé publique : le SAAM (Service d’Accueil et d’Aide Mobile).

Grâce à un camion aménagé, l’équipe se déplace dans les quartiers des villes de Laon, Soissons et Saint-Quentin pour distribuer des préservatifs, du matériel stérile d’injection pour les Usagers de Drogues par Voie Intraveineuse (UDVI), pour récupérer les seringues usagées, accueillir et orienter les personnes rencontrées vers les structures sociales et médicales, pour proposer les sérologies, diffuser des messages de prévention au sujet des comportements à risques et développer un travail communautaire dans les quartiers où le bus effectue ses passages.

 

Les intervenants de l’association réalisent cette même année, une enquête menée auprès des médecins généralistes de l’arrondissement de Château-Thierry (rapport d’activité 1998 pages 97-106).

 

Dans le même temps, le SATO-Picardie dote progressivement ses services du logiciel Pro-G-Dis qui permet, dès son appropriation par les équipes, de renseigner méthodologiquement et précisément les données quantitatives de l’activité des services pour la rédaction de son rapport annuel d’activité.

 

1999, fermeture de la postcure « Le Bouriflet ».

 

En 2000, en partenariat avec la Direction Départementale de la Jeunesse et des  Sports (DDJS) de l’Oise, le SATO-Picardie met en œuvre un projet intitulé « Usages et abus de produits licites et illicites par les jeunes en milieux festifs ». Nos premières observations confortent rapidement l’intérêt et le besoin de développer une présence régulière lors de ces manifestations. Dés 2002, en collaboration avec la CPAM de Creil, le SATO-Picardie réalise une recherche-action avec pour objectif principal de fournir des informations sur le type de produits utilisés lors de ces rencontres ainsi que sur les fréquences et les modalités de consommations afin de mieux cibler son action et le contenu des messages de prévention à diffuser (rapport d’activité 2003 pages 88-104).

  • En 2002, le CSST de Beauvais est médicalisé ce qui permet une accessibilité des traitements de substitution aux opiacés (TSO) aux usagers de ce secteur et de l’environnement proche.

 

  • En 2003, le SATO-Picardie débute la médicalisation du CSST de Compiègne qui se concrétise en 2004 et permet, avec cette offre complémentaire, un accès aux traitements de substitution (TSO) sur tout le département de l’Oise.

 

Cette même année, notre association s’implique dans le schéma  d’Accueil d’Hébergement et d’Insertion de l’Oise et réalise une enquête sur le thème « Toxicomanie et l’urgence sociale » (rapport d’activité 2004, pages 72 - 80). Le lien entre marginalisation sociale et usage de produits psychotropes expliquera notre intérêt pour la problématique de l’urgence sociale et donnera du sens à la création par notre association, quelques années plus tard, d’une structure spécifique.

 

A l’occasion des 25 ans de l’association, cette même année, le SATO-Picardie :

 

  • organise sur la ville de Compiègne un séminaire intitulé « Les traitements de substitution ». Principalement destiné aux médecins généralistes, médecins psychiatres et autres spécialistes, cette rencontre s’est déroulée à la salle Saint Nicolas mise à disposition par la mairie. Cette manifestation a réuni 70 participants essentiellement des médecins généralistes et spécialistes de la toxicomanie originaires de quatre pays membres de l’Union : la Belgique, l’Italie, le Portugal et la France. L’objectif de ce séminaire était de permettre un débat sur les difficultés et les enjeux cliniques engendrés par la pratique quotidienne des traitements de substitution aux opiacés ainsi que de conforter les différentes approches développées dans les pays représentés.

 

  • co-organise avec T3E (Toxicomanie-Europe- Echanges) et le soutien technique et financier de la ville de Beauvais, du Conseil Général de l’Oise, de la MILDT, de la DDASS, de la DISS, du SPIP et de la PJJ de l’Oise, du 9 au 11 avril, un colloque à Beauvais, au théâtre municipal, sur le thème « Conduites à risques et toxicomanie ». Cette rencontre a accueilli plus de 350 personnes dont 70 d’entre elles issues des pays membres de l’Union à savoir : la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et le Royaume-Unis. Un intervenant venu d’Algérie et une personne venue de Bulgarie participeront à cette rencontre.

 

Au cours de cette même année, le CSST de Beauvais développe son activité et ouvre une antenne sur la ville de Méru dans un local situé dans les anciennes urgences de l’hôpital.

 

  • En 2006, la Boutique de réduction des risques « Le Relais » de Montataire obtient le statut médico-social de CAARUD.

 

  • En 2009, le dispositif du SATO-Picardie en matière d’addiction se restructure et prend la forme de deux Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention aux Addictions (CSAPA soin sans hébergement et CSAPA avec hébergement) et d’un CAARUD situé sur la ville de Montataire. Complété par une équipe mobile, celui-ci développe alors un travail de rue et va à la rencontre des usagers actifs en organisant des maraudes sur les villes de Pont Sainte Maxence, Compiègne, Noyon et, par la suite, sur les villes de Beauvais, Clermont et Creil. L’équipe s’implique davantage et, plus régulièrement, dans les soirées festives en particulier, dans les raves et free parties organisées sur le département.

 

L’activité de prévention menée par les deux Points Ecoute Jeunes et Parents du département de l’Oise, le « Tamarin » à Creil et le « Fusain Ailé » à Beauvais bénéficie à cette occasion d’un financement pérenne accordé par l’assurance maladie et inclus dans la dotation du CSAPA sans hébergement. Ces deux services intègrent les unités du CSAPA sans hébergement.

 

Cette même année, le financement des interventions en milieu carcéral jusqu’alors assuré par la MILDT dans le cadre des Conventions d’Objectifs Santé/Justice, est également inclus dans la dotation pérenne du CSAPA sans hébergement. Le nombre de postes sera progressivement augmenté pour atteindre 2 ETP d’éducateur spécialisé en 2012.

 

Cette même année encore, l’équipe du pôle prévention, le Tamarin à Creil, soumet le questionnaire CAST (Cannabis Abus Screening Test) et propose une enquête de satisfaction auprès des participants aux « stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de stupéfiants ». (rapport d’activité 2009 pages 105-111).

 

  • En 2010, l’association étend l’activité du CAARUD sur le territoire de santé Aisne-Sud et ouvre deux nouvelles unités, l’une à Château-Thierry sous la forme d’une reprise du réseau de l’Osmois, et l’autre sur la ville de Soissons.

De la même façon que dans le département de l’Oise, des maraudes s’organisent sur les villes de Soissons, Château-Thierry et Villers-Cotterêts et l’équipe assure une présence régulière dans les soirées festives.

 

L’on notera qu’au cours de cette même année, les équipes du CAARUD Oise et Aisne initient un travail expérimental sur les groupes de femmes se livrant à la prostitution le long de certains axes routiers de ces deux départements dans le but d’étudier leurs éventuelles consommations mais aussi dans un but de réduction des risques de transmission des Infections Sexuellement Transmissibles.

 

Cette même année, à l’occasion des trente ans de l’association, le SATO-Picardie organise un colloque à Beauvais, les 19 et 20 mai intitulé « La communauté thérapeutique : une réponse au destin chaotique de la dépendance » et deux séminaires ; le premier, à Nogent sur Oise, le 18 mai, intitulé « Adolescence et conduites à risques : les nouveaux rites de passage. Quelle prévention, quelles prises en charge ? » et le second à Compiègne, le 21 mai, intitulé « Réduction des risques, dispositif de soins et réinsertion sociale : quelles évolutions ? » (rapport d’activité 2010 Pages 249-258).

 

Le but de ces trois manifestations était de réfléchir aux problèmes actuels posés par les addictions ainsi qu’aux nouvelles stratégies à mettre en œuvre face aux dépendances. Elles ont regroupé environ 400 participants dont 130 représentants venus d’Algérie, de Belgique, du Danemark, d’Espagne, de Grèce, d’Italie, de Pologne, du Portugal, du Royaume-Uni, de Slovaquie, et des Etats-Unis.

Co-organisé avec le réseau européen T3E avec le concours de l’ANITEA et le soutien matériel et financier de la MILDT, du Conseil Général de l’Oise, du Conseil Régional de Picardie et des municipalités de Nogent sur Oise et Compiègne, cet événement a témoigné de l’image et de la notoriété que le SATO-Picardie a su promouvoir durant ces 30 années d’existence tant au niveau national qu’international.

Le succès et l’esprit qui ont présidé à ces rencontres soulignent les liens d’amitié sincères qui se sont tissés au fil des années avec un grand nombre de spécialistes et de professionnels du champ des addictions. Cet événement a constitué pour l’association une reconnaissance pour le travail accompli et nous a invités à poursuivre nos efforts pour continuer l’œuvre entreprise par le SATO-Picardie.

Cet anniversaire fut également l’occasion d’inaugurer les nouveaux locaux de la Communauté Thérapeutique de Flambermont qui porte dorénavant sa capacité d’accueil à 35 lits.

Enfin, cette même année encore, en décembre, le SATO-Picardie ouvre une nouvelle structure, les Lits Halte Soins Santé (LHSS). « Le Pourquoi Pas » est un établissement de 18 lits médicalisés situé à Compiègne, destiné à héberger sur une durée de séjour de deux mois renouvelables, sur avis médical,  des personnes confrontées à de graves processus de désinsertion qui se trouvent, de ce fait, dans un état de marginalisation et de grande précarité et qui souffrent de pathologies somatiques et/ou psychiques ne nécessitant pas, par ailleurs, une prise en charge hospitalière ou médico-sociale spécialisée.

 

En 2012, l’équipe de l’unité de Creil/CSAPA sans hébergement méne une enquête auprès des usagers du service : « Passage méthadone sirop/versus méthadone gélules/Qu’en pensent les usagers ? » (rapport d’activité 2012 pages 114-124).

 

Cette même année, dans le cadre de l’action « Amélioration et densification de la prévention et de l’offre de soin en détention pour des détenus usagers de stupéfiants », le SATO-Picardie méne une enquête auprés des détenus du Centre Pénitentiaire de Liancourt (Rapport d’activité 2012 pages 360-370)

 

En 2012, le 13 mars, se tient l’Assemblée Générale constitutive de l’association « PAIRS’PECTIVES ». A l’initiative d’anciens résidents de la Communauté Thérapeutique de Flambermont, elle propose de s’organiser pour s’entraider, selon le principe d’auto-support par les pairs. Dans cette perspective, cette association prend des initiatives pour développer des liens et des actions susceptibles de soutenir la démarche des résidants de la Communauté Thérapeutique de Flambermont en fin de séjour qui se trouvent dans une dynamique de sortie et de réinsertion. Plus généralement, cette association se propose de développer son action dans le cadre d’un partenariat responsable et réciproque avec le SATO-Picardie. Elle a pour objet et finalité :

  • D’offrir un cadre de soutien et d’aide mutuelle aux membres de l’Association pouvant être confrontés à la solitude et/ou à des difficultés sociales, médicales ou encore à des problèmes liés à leur ancienne problématique addictive.
  • De développer des initiatives et des actions concrètes visant à améliorer l’accompagnement des résidants préparant leur sortie de la Communauté Thérapeutique de Flambermont ou, le cas échéant, bénéficiant d’une prise en charge dans le cadre des Appartements Thérapeutiques Relais du SATO-Picardie. Le principe et la forme de ces interventions feront l’objet d’une réflexion commune entre les équipes de ces structures et les membres de l’Association. Elles devront, en tout état de cause, avoir reçu l’accord préalable du directeur des structures avec hébergement du SATO-Picardie.
  • D’apporter les avis et conseils, du point de vue des usagers, sur le fonctionnement des structures et les projets du SATO-Picardie.

 

Le fait d’être dépendant à un produit quel qu’il soit n’induit pas nécessairement un processus de désinsertion grave et/ou irréversible. Pour autant, l’on constate que pour un certain nombre d’usagers qui ont une longue « carrière » dans l’addiction et qui sont en proie à une marginalisation importante, l’idée d’aborder avec eux une possible réinsertion dans le circuit de droit commun apparaît comme un projet hasardeux et illusoire. Pour autant, développer une approche globale qui permette d’instaurer a minima une vie sociale et professionnelle reste une condition nécessaire pour envisager une amélioration sensible de leur addiction et de leur condition de vie. C’est en ce sens que le SATO-Picardie s’investit aujourd’hui :

 

  • Création en juin 2012 d’une association de préfiguration d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) dénommée « DEFI : Domaine de Flambermont ». Cette ambition consiste à conjuguer trois objectifs :

                  - la restauration du patrimoine du Domaine de Flambermont inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques,

                - la réinsertion de personnes marginalisées grâce à la création de quatre entreprises d’insertion,

                - la participation active au développement économique et touristique du territoire dans le cadre de l'Economique Sociale et Solidaire.

 

La poursuite de ces objectifs s’est concrétisée en 2013 par des avancées significatives dans la mise en œuvre de ceux-ci :

 

 Une première Entreprise d’Insertion a été créée le 1er novembre 2013. Il s’agit de l’Atelier Ferronnerie de Flambermont « A2F ». Cette nouvelle entreprise a été conventionnée par la DIRECCTE à l’issue d’un Conseil Départemental de l’Insertion par L’activité Economique qui s’est tenu le 22 novembre 2013. Le personnel de départ est constitué d’un encadrant technique en CDI et de 2 CDDI, ces trois personnes  étant toutes des anciens résidants de notre communauté thérapeutique. Le 5 décembre 2013 a eu lieu l’inauguration officielle de « A2F ».

 

Parallèlement au lancement de cette activité, le SATO-Picardie poursuit activement la recherche de fonds pour réaliser les travaux de rénovation du château et l’aménagement des abords afin de permettre l’installation de notre deuxième entreprise d’insertion consacrée à l’activité touristique et événementielle.

Une troisième entreprise d’insertion sera créée dans le domaine agricole pour développer l’horticulture dans le palmarium restauré, du maraichage sur les terres du domaine (qui fait plus de 11 ha au total) ainsi qu’éventuellement un complément d’activité en élevage.

Enfin, une entreprise de restauration viendra compléter le dispositif en utilisant les espaces disponibles du château.

  • En juin 2013, parait l’étude « Addictions en milieu rural. Pratiques de consommations, accès aux soins et perspectives pour une prévention adaptée aux contextes locaux ». Entreprise en 2012, cette recherche-action conduite par Anne SOLER, sociologue, recrutée pour cette occasion par l’association, concerne trois territoires pilotes à dominante rurale de l’Oise : la Picardie verte, les Pays des sources et vallées et le Pays du Valois. Cette recherche entend renseigner les pratiques de consommations de produits psycho-actifs en zone rurale ainsi que les modalités de recours aux soins des usagers, cela afin d’évaluer les besoins et les modalités d’action les plus adaptées sur ces territoires (disponible sur le site de l’association : sato.asso.fr).

Cette même année, paraît le premier rapport d’activité sur la mission prostitution.

L’équipe de l’unité de Creil/CSAPA ambulatoire réalise une observation sur : « L’accompagnement des personnes à problématique alcool/Prescription du baclofène » (rapport d’activité pages 102-107)

  • En mars 2014, le SATO-Picardie, l’association le Mail dans la Somme et l’association AURORE qui gère un SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) dans l’Aisne co-organisent avec le concours de l’ARS, une rencontre régionale sur le thème « Soins résidentiels et hébergements thérapeutiques en addictologie. » Cette manifestation qui s’est déroulée à Amiens, a regroupé environ 150 professionnels.

En septembre 2014, et après avoir remporté l’appel à projet lancé fin 2013, le SATO-Picardie met en œuvre en collaboration avec l’association le MAIL du département de la Somme, un Groupement de Coopération Sanitaire et Médico-sociale (GCSMS) pour ouvrir un CAARUD sur le territoire de santé Aisne/Nord-Haute/Somme notamment sur les villes de Saint-Quentin et Hirson. Cet établissement a pris le nom de « K-fèt » et obtenu la conformité de l’ARS le 8 décembre 2014.

 

 

Sato Picardie

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